Les Assises de l’Ecole et de l’Education

Sur un modèle basé sur l’échange, l’écoute et la concertation, les Assises de l’Ecole et de l’Education permettront de définir une feuille de route des actions politiques et publiques à entreprendre en faveur de notre jeunesse pour la prochaine décennie.

Nous vivons dans une société où la crise éducative est devenue notre quotidien – parents qui n’ont plus le temps, journée à rallonge dans les locaux scolaires pour les plus jeunes, montée des inégalités, tensions croissantes au sein de nos écoles. Nous ne pouvons pas nous satisfaire d’un tel diagnostic.

Nous nous sommes habitués, alors on se plaint, on râle. On veut le changement, mais sans vraiment le vouloir.

Il est temps de sortir de ce quotidien, de prendre le temps de l’analyse, d’établir le bon bilan avec toutes les parties prenantes et de lancer les initiatives correspondantes.

Nous devons agir, c’est notre responsabilité et ce serait une faute que de nous dérober ou même nous accommoder de ce statut quo.

Ensemble nous lancerons, un pacte éducatif associant les forces vives de notre ville.

Une envie d’engagement se fait sentir partout dans notre ville, dans les écoles, les associations, les mouvements de jeunesse, les familles. La réussite dépendra de nous, de notre courage, de notre volonté commune à avancer, à faire bouger les lignes.

L’ensemble des actions que nous souhaitons mettre en place se bâtira avec une municipalité tournée vers l’avenir et capable de restaurer la confiance.

C’est seulement par la concertation avec l’ensemble des acteurs, que nous irons de l’avant. Si l’on veut une action publique efficace, nous devons analyser les forces et les faiblesses, les risques et les opportunités de ce dont on hérite, afin de préserver ce qui est bon et d’améliorer ce qui ne fonctionne pas.

Nous lancerons un travail de fond et de mise en cohérence sur les pratiques administratives et les modes de fonctionnement du péri-scolaire, afin de faire converger nos méthodes, nos outils avec ceux utilisés actuellement sur la communauté de communes Tarn-Agout.

Nous pensons qu’il sera utile et opportun d’auditer les projets qui ont été lancés et ceux en cours, afin d’en comprendre les objectifs et le but, sans démagogie, sans corporatisme, avec pragmatisme.

Revenir en arrière n’est pas une méthode, nous ne détricoterons pas ce qui a été fait, même si le bilan des actions de ces trois dernières années est plutôt maigre en la matière.

En matière d’éducation, d’enfance et de jeunesse, la Ville de Saint Sulpice dispose d’une offre d’équipements publics incomplète et pas à la hauteur, selon le projet de PLU actuel, d’une ville qui ambitionne 11 000 habitants en 2025.

La rentrée 2017 n’est pas si loin, que déjà nous allons devoir parler de la rentrée de 2018.

Si les Saint-Sulpiciens nous attribuent leur confiance, nous aurons un premier défi, celui de la réforme des rythmes scolaires 2018.

Toujours selon ce qui nous caractérise, nous opterons pour une méthode de concertation avec l’ensemble des acteurs et institutions, afin de trancher une question qui est actuellement sur beaucoup de lèvres dans notre ville : 4 jours ou 4,5 jours pour les rythmes scolaires à la rentrée 2018 ?

Les délais de prise de décision seront court, notre position devra être effective au mois de mars. Réfléchir, décider sans précipitation mais avec efficacité.

Nous ne connaissons pas le coût exact de telle ou telle solution. Il nous faudra porter une évaluation précise car nous avons l’ambition de proposer un service périscolaire de qualité.

Nous reprendrons tout d’abord en main l’audit réalisé par l’équipe sortante et l’approfondirons en consultant les parents d’élèves, les enseignants, les associations et le personnel municipal. Nous prendrons le temps nécessaire à l’analyse de ce projet avant de l’inscrire au budget de plus en plus contraint de la ville.

Nous travaillerons à livre ouvert avec l’ensemble des acteurs, enseignants, parents d’élèves, afin de nous démarquer avec l’ancienne majorité qui avait pris pour habitude de trancher les dossiers sans consultation préalable.

L’autre sujet rapide et tout aussi important sera l’engagement du nouveau projet de groupe scolaire que l’ancienne majorité a décidé et engagé dans la précipitation, et du redécoupage de la carte scolaire de la ville qui en découlera.

Ce projet estimé à plus de 4 millions d’euros et que de nombreux habitants ignorent encore : c’est vous dire !